Témoignage : Valentin Thebault

Profils techniques :
comment évoluer vers le pilotage de projets ?

Et si un parcours technique permettait de devenir un bon manager ? C’est précisément cette question qui a conduit Valentin Thebault à rejoindre l’ECDE en 2020. Chaudronnier de formation, passé par le bureau d’études avant de s’orienter vers le pilotage de projets, il incarne cette génération de profils techniques qui ressentent, à un moment de leur parcours, le besoin d’élargir leur champ d’action. Il nous raconte comment il a trouvé un cadre pour structurer son ambition.

« Quand j’ai commencé la chaudronnerie, je savais que je voulais aller plus loin et ne pas rester uniquement à l’atelier », raconte Valentin, aujourd’hui chargé d’affaires chez C.Tech.

Si enfant il rêvait d’être inventeur, cette curiosité et cette envie de toujours vouloir tout comprendre ne l’ont jamais quitté et ont façonné, étape après étape, son parcours professionnel. Voilà comment, après son bac professionnel en chaudronnerie industrielle, il se retrouve en bureau d’études. Objectif : saisir ce qui se joue en amont de la fabrication et les contraintes de chaque maillon de la chaîne industrielle. Cette double culture deviendra son premier socle.

« Si je pouvais donner un conseil à un étudiant, ce serait d'intégrer l'ECDE avec l'envie de travailler sur son projet professionnel, même s'il n'est pas encore clairement défini, et d'accepter de voir à long terme. Cela permet de mieux s'approprier les modules et d'en comprendre progressivement l'utilité. »

Mais très vite Valentin aspire à autre chose. Maîtriser la technique, les process et les réalités industrielles ne lui suffit plus. Il ressent le besoin de prendre de la hauteur, de coordonner, d’arbitrer et de piloter des projets dans leur globalité. Une tentative en école d’ingénieurs ne répondra pas à ses attentes… Trop de tableaux Excel, trop éloignée de ce qu’il cherche à construire. Il quittera l’école avant la fin.

Trouver un cadre pour apprendre à piloter et manager

Valentin se met alors en quête d’une formation capable de valoriser son bagage technique tout en l’amenant vers un rôle de manager opérationnel. C’est ainsi qu’il découvre l’ECDE. Loin de sa Bretagne natale, l’école bisontine retient immédiatement son attention par son approche très concrète et son format en alternance. « C’était l’une des rares formations du genre. Une école à taille humaine, orientée projet, et surtout, qui proposait de l’alternance… Car une fois qu’on y a goûté, il est difficile de revenir en arrière. » En pleine crise sanitaire, il quitte la Bretagne pour intégrer la promotion bisontine.

À son arrivée, Valentin découvre un environnement très différent de ceux qu’il a connus jusque-là. Des profils variés, des parcours hétérogènes et des façons de travailler parfois très éloignées des siennes. Mais c’est justement cette diversité qui devient, pour lui, un levier d’apprentissage et, mieux encore, un vrai déclic pour changer de posture. Travailler en groupe pour produire des livrables communs, l’oblige à s’adapter, à composer avec d’autres logiques et à sortir de ses réflexes techniques. « Ces travaux en groupe m’ont préparé à des situations que je rencontre aujourd’hui dans mon quotidien professionnel… Finalement, c’est peut-être la compétence clé que l’école nous transmet : l’adaptabilité. », confie-t-il.

Peu à peu, il comprend aussi le cadre dans lequel s’inscrit la formation. Suivi des résultats scolaires, posture professionnelle, savoir-être, comportement du quotidien… rien n’est laissé au hasard par l’école. Une exigence qui bouscule mais surtout formatrice et dont il tire le meilleur pour apprendre à devenir manager.

Une double culture, technique et managériale, qui fait aujourd’hui sa force.

Au fil des deux années, les rencontres se multiplient : intervenants professionnels, acteurs du tissu économique local, anciens étudiants en poste en entreprise… Sans en faire un objectif en soi, Valentin tisse progressivement des liens et découvre un réseau qu’il mobilisera plus tard. En effet, quelques mois après l’obtention de son diplôme en 2022, il décroche son premier poste chez C.Tech, une entreprise de mécanosoudure et de chaudronnerie implantée en Franche-Comté.

Aujourd’hui chargé d’affaires, il pilote des projets à l’échelle nationale pour des secteurs aussi exigeants que le nucléaire, l’aérospatial, l’énergie ou le ferroviaire. Son passé demeure un atout précieux car sur le terrain, il comprend immédiatement les contraintes, les enjeux techniques et parle le même langage que ceux qui « fabriquent ». Et il le reconnaît, sa formation lui permet de dialoguer avec des profils très différents. « L’ECDE m’a apporté la dimension managériale qui me manquait. J’ai travaillé en atelier comme en bureau d’études mais piloter un projet suppose de savoir faire dialoguer ces deux mondes. C’est précisément ce que l’école m’a appris. »

« Pour sortir de l'ECDE avec le sentiment d'avoir acquis des compétences, d'avoir évolué et gagné en maturité professionnelle et personnelle, il faut de l'adaptabilité. C'est la condition essentielle. »

Depuis la rentrée 2025, Valentin est même passé de l’autre côté puisqu’il encadre à son tour un nouvel alternant de l’ECDE recruté par son entreprise. Une manière naturelle de prolonger le chemin parcouru et de transmettre ce qu’il a appris à l’école mais surtout, ce qu’il a construit, étape après étape.

Article réalisé par Carine Dufay

Le parcours de Valentin Thebault en vidéos

Retrouvez-nous sur nos réseaux sociaux

Inscription JPO
Inscription JPO