Témoignage : Mickael Van Hoecke

De l’université à l’ECDE :
Le changement de cap décisif de Mickaël Van Hoecke

Arrêter ses études pour travailler, bifurquer et repartir autrement… À l’ECDE, chaque parcours est unique. Diplômé en 2019, Mickaël Van Hoecke incarne ces parcours non linéaires qui trouvent leur cohérence avec le temps. De l’université à la gestion de projet, il partage son expérience au sein de l’ECDE où il intervient aujourd’hui comme formateur.

Il aime la décrire comme l’école de sa deuxième chance. Après un début de parcours universitaire en psychologie interrompu pour des raisons personnelles, Mickaël entre pleinement dans le monde du travail en intégrant le groupe Casino. À l’époque, il vit cet arrêt d’études comme un échec. Il en fera pourtant un véritable levier pour rebondir. La logistique devient alors son premier terrain d’apprentissage avant une reprise d’études en alternance, puis une découverte déterminante : la gestion de projet.  

C’est dans ce contexte qu’il intègre l’ECDE en 2017, deux années charnières au cours desquelles il développe ses compétences et une véritable appétence pour la gestion de projet. Aujourd’hui consultant et chef de projet ERP chez CISA Informatique à Bourg-en-Bresse, le voilà de retour à l’école… mais cette fois de l’autre côté pour transmettre à son tour, avec une approche nourrie de vécu et de conviction. Rencontre.

Mickaël, tu suivais des études par alternance en logistique dans la Grande Distribution. Pourquoi avoir choisi la gestion de projet à l’ECDE ?

À l’issue de ma licence en logistique à l’IUT de Vesoul, j’ai eu envie d’acquérir une autre casquette en gestion de projet, un domaine que j’ai découvert lors de mon alternance au service gestion des stocks chez Système U à Saint-Vit. Une collègue, alors étudiante à l’ECDE, m’a parlé de l’école. Le format correspondait exactement à ce que je recherchais car je ne cherchais pas du cours magistral comme à la fac mais du vécu, du partage d’expérience et aussi de l’alternance. Et c’est exactement ce que j’y ai trouvé. J’ai donc poursuivi mon alternance chez Système U durant mon master, avec des missions très concrètes comme la réimplantation complète d’un secteur de l’entrepôt. Cela demandait de l’organisation, de la planification, de l’analyse, des calculs de temps…. Mes compétences en logistique croisées avec celles acquises en gestion de projet m’ont permis de mener à bien cette mission.  

Quels ont été, selon toi, les points forts de la formation ?

Les travaux de groupe, sans hésiter. On apprend à composer avec les autres, à avancer ensemble mais aussi à faire avec les différences. Comme on nous le répétait souvent à l’école : « Tout seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin. ». Aussi, l’ECDE m’a donné des clés pour cadrer tout cela, apprendre à s’adapter dans un milieu professionnel et à des personnes qu’on ne connaît absolument pas.

L’autre point fort, c’est le droit à l’erreur. Quels que soient les échecs traversés, l’ECDE nous aide à capitaliser sur nos expériences passées et à montrer ce dont nous sommes capables.

« C’est une école qui donne sa chance à tout le monde, à partir du moment où l’on se donne les moyens… Il faut de l’ouverture d’esprit et de la curiosité. J’aime bien dire aux étudiants : « Allez gratter là où vous avez peur de gratter »

Au-delà des compétences techniques et de la théorie, qu’est-ce que l’école t’a apporté ?

La prise de recul. J’ai appris à relativiser, à accepter que quelqu’un fasse différemment de moi, parfois pour un résultat équivalent, voire meilleur. Cette capacité à prendre de la hauteur me sert énormément, aussi bien professionnellement que personnellement.

Comment définirais-tu l’esprit ECDE ?

L’ECDE c’est avant tout un esprit de cohésion et une école où l’on apprend à donner une direction et une vision à un projet avec un point de départ, un objectif et parfois des évolutions en cours de route. L’ECDE donne les clés pour les structurer et les faire avancer.

Grâce à une formation transversale et très concrète, l’école permet aussi à un projet d’émerger. En étant plongés au cœur du réacteur, beaucoup trouvent leur voie. Dans ma promotion, certains sont arrivés sans projet clairement défini ; ils l’ont construit au fil des deux années et ont ensuite décroché des postes très intéressants.

L’objet symbole de Mickaël 

« Sur mon bureau, il y a une ampoule en acier. C’est un trophée « Innovation » que nous avons remporté lors d’un séminaire de créativité. Notre projet était : l’IA au service de la gestion de projet… À cette époque, on ne parlait pas encore d’IA. Cet objet symbolise à la fois le chemin parcouru… et celui qu’il me reste à inventer. »

En 2021, tu choisis de revenir à l’ECDE comme intervenant. Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer de l’autre côté ?

Je partais d’une idée simple : ce qu’on m’a transmis, j’avais envie de le transmettre à mon tour. J’ai d’abord été jury lors des soutenances puis on m’a confié des modules en Supply Chain et, progressivement, en gestion de projet. Le but n’était pas de transmettre uniquement de la théorie mais de partager aussi de l’expérience. J’ai été alternant, je sais comment ils pensent, je devine leurs difficultés ou leurs doutes.  

Sur quels sujets interviens-tu aujourd’hui ?

J’interviens principalement sur les fondamentaux et les outils de pilotage de projet. J’ai aussi créé un jeu pédagogique de A à Z : Project Paradox. C’est une idée que j’avais déjà quand j’étais alternant. À partir d’un cahier des charges client, les étudiants travaillent en groupe, tandis que j’introduis des cartes « Événements ». Ce sont des imprévus qui les obligent à ajuster leur trajectoire en temps réel.

Qu’est-ce qui t’enthousiasme le plus dans ton métier aujourd’hui ?

Le fait que chaque jour soit différent : un client différent, des besoins différents, des personnalités différentes… On ne s’ennuie jamais et on doit s’adapter en permanence. C’est aussi ce goût du changement qui m’a poussé, il y a deux ans, à quitter l’agroalimentaire, un univers que je connaissais par cœur, pour rejoindre CISA Informatique à Bourg-en-Bresse, éditeur-intégrateur de solutions ERP. J’ai découvert l’industrie, un secteur totalement nouveau pour moi. Un choix que je referais sans hésiter.

Article réalisé par Carine Dufay

Le parcours de Mickael Van Hoecke en vidéos

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