Marketing d’exigence et développement e-business : le parcours inspirant d’Émilie Lanoy chez Peugeot Saveurs
Entrée chez Peugeot Saveurs à la sortie de son Bac+5, Émilie Lanoy incarne une jeune génération de professionnels formés à l’exigence. E-business, marketplaces, grands comptes, service consommateur… En moins de six ans, elle a multiplié les responsabilités et accompagné le développement de son service comme celui de son entreprise. Aujourd’hui responsable des ventes en marketplace et du service consommateur, elle retrace son parcours au sein d’une enseigne française emblématique, avec, en fil rouge, la rigueur acquise à l’ECDE.
Créativité, sens du détail et exigence rythment le quotidien de celles et ceux qui évoluent au sein des grandes manufactures d’excellence françaises. À 32 ans, Émilie Lanoy en maîtrise déjà les codes. Car intégrer Peugeot Saveurs, ce n’est pas seulement rejoindre une entreprise, c’est entrer dans une culture, celle du produit durable, du respect d’une histoire et de valeurs mais surtout du Made in France. Un Made in France qui ne relève pas du slogan. Il prend corps ici, à Quingey, à quelques kilomètres de Besançon, où sont fabriqués les moulins les plus connus au monde. Tout est réalisé sur place : le design, le développement technique mais aussi la fabrication gérée avec un savoir-faire d’orfèvre.
Diplômée de la promotion 2016-2018 de l’ECDE, Émilie rejoint l’entreprise en 2020 sur un poste orienté e-business. Choisie parmi de nombreux candidats, elle convainc par ses compétences et son expérience acquise lors de ses études en alternance à l’ECDE, sa personnalité et sa proximité avec un territoire et une entreprise dont elle partage les valeurs. Son intitulé officiel – Consumer service & digital sales manager – dit peu de la réalité de son quotidien. Très vite, elle grandit avec la marque au rythme de son virage digital et de ses projets XXL.
Développement des Marketplaces
À son arrivée, la présence de Peugeot Saveurs sur les marketplaces reste marginale. En quelques années, Émilie développe ce canal sur plus de dix plateformes, en France comme à l’international. Son travail attire l’attention du PDG, qui lui confie la gestion de grands comptes BtoB tels que Veepee, Amazon ou encore Choose. « C’était un vrai challenge. Je me suis retrouvée à négocier des contrats à plusieurs centaines de milliers d’euros avec la responsabilité de ne pas planter le dossier. » Au-delà du chiffre d’affaires largement développé, elle revendique surtout la qualité des relations nouées et la capacité à transformer ces mastodontes du e-business en partenaires sensibles à l’ADN de la marque.
Mais derrière la vitrine digitale, il faut encore sécuriser les flux, anticiper les pics saisonniers, coordonner logistique et marketing. Les mois de novembre à janvier sont intenses ; le reste de l’année se consacre à l’anticipation et à la préparation des opérations commerciales. Aucune journée ne se ressemble et c’est précisément cela qui nourrit l’énergie d’Émilie au quotidien.
Création du service consommateur, pilier de l’expérience client
Parallèlement, Émilie pilote un projet structurant qui s’ajoutera à ses autres missions : la création du service consommateur dont elle prendra la tête un an plus tard. D’abord dédié à l’e-commerce, il est progressivement étendu à l’ensemble des clients.
De projet en projet, l’équipe s’agrandit, les outils se structurent, la relation client se professionnalise. Aujourd’hui, Émilie manage directement quatre collaborateurs et orchestre un dispositif devenu central dans l’expérience de marque.
Cette montée en responsabilités ne tient pas du hasard. Elle repose sur une capacité à apprendre vite et à piloter des projets parfois complexes. Des compétences qu’elle relie en partie à sa formation à l’ECDE. « La posture professionnelle et la gestion de projet me servent au quotidien. Les cartes mentales, les outils de planification, les rétroplannings, les méthodes d’accompagnement du changement… On apprend à transformer les concepts en actions concrètes et c’est ce qui fait la force de l’ECDE. »
Aujourd’hui, ce lien avec l’école ne s’est jamais rompu. Après avoir collaboré avec l’école en tant qu’entreprise partenaire sur une épreuve de pitch, Émilie intervient désormais auprès des étudiants de l’école pour partager son expérience du e-commerce, du parcours client et de la fidélisation. Une manière de transmettre, à son tour, cette exigence et cette posture professionnelles qui ont structuré son propre parcours.
5 questions à Émilie
L’ECDE, matrice d’une posture
« Je suis entrée étudiante, je suis sortie professionnelle »
Pourquoi avoir choisi l’ECDE ?
Après un BTS et une licence en marketing-communication en alternance, j’avais envie de poursuivre mes études. J’ai découvert l’ECDE en cherchant sur Internet et l’ai appelée immédiatement. Aux portes ouvertes, ce fut une évidence : le contact humain, l’accueil et le sentiment d’être accompagnée et encadrée ont fait la différence. Je n’ai pas cherché ailleurs.
Quels sont, selon toi, les points forts de la formation ?
Ce côté structuré et logique. On sait pourquoi on apprend telle chose, à tel moment et avec telle personne. Les apports théoriques sont rapidement mis en pratique à travers des expériences concrètes. Rien n’est décousu : chaque dispositif a une logique pédagogique et une finalité opérationnelle.
Au-delà des compétences techniques, qu’as-tu appris ?
En plus des compétences en marketing et en gestion de projet, c’est surtout une posture professionnelle : apprendre à se comporter en professionnelle, à élever le niveau d’exigence de ses rendus, de ses prises de parole… Je suis entrée étudiante, j’en suis sortie professionnelle. Sur le marché du travail, la différence est immédiate. Ceux qui sortent encore « étudiants » ont parfois des parcours plus longs ou sinueux.
Une expérience marquante qui a joué un rôle dans la suite de ton parcours ?
Ce qui m’a vraiment marquée, ce sont tous ces temps forts : business games, visites d’entreprises, rencontres de terrain… Ces expériences m’ont permis de franchir des paliers, en donnant du sens aux outils vus en cours et en les confrontant au réel.
Selon toi, existe-t-il un profil clé pour réussir à l’ECDE ?
Il n’y a pas de profil type et c’est précisément la force de l’ECDE. L’école s’adresse autant à des personnes déjà en poste, en quête d’évolution ou avec le sentiment d’avoir « manqué » un parcours d’études, qu’à celles qui stagnent et veulent se relancer. Reprendre des études demande du courage et l’ECDE offre à ces profils un cadre à la fois rassurant et exigeant avec une pédagogie qui accompagne la montée en compétences professionnelles.
Article réalisé par Carine Dufay