Issu d’un cursus technique et aujourd’hui à la tête d’un site industriel travaillant pour de grandes maisons de luxe, Florian Cordier incarne une trajectoire construite avec méthode et ambition. Diplômé de la toute première promotion de l’ECDE en 2015, il revient sur dix années de carrière. Un parcours exemplaire capable de parler à tous les profils techniques en quête d’évolution.
S’il rêvait enfant d’être pompier, le destin en a décidé autrement … sans vraiment l’en détourner car Florian Cordier a su prouver que rien n’était jamais inconciliable. Pompier volontaire depuis plus de treize ans et aujourd’hui référent national pour les Orphelins de sapeurs-pompiers, il mène de front engagement citoyen et carrière industrielle grâce à une bonne dose de travail et d’organisation. Et le sens de l’organisation, cela n’est pas ce qui manque à ce jeune homme ambitieux qui a conduit sa carrière avec la rigueur d’une véritable stratégie.
« Le parcours professionnel ne se construit pas au hasard. Il faut préparer chaque étapes et évolutions professionnelles pour qu’elles aient du sens les unes avec les autres et permettent de grimper dans la hiérarchie »
Diplômé d’un BTS contrôle industriel et régulation automatisé puis d’une licence professionnelle gestion de production et plasturgie, Florian Cordier se projette très tôt au-delà de la technique. À tout juste 21 ans, il sait qu’il veut évoluer vers le management et la gestion sans renier son socle industriel. L’ECDE coche toutes les cases : l’alternance pour confronter la théorie au réel, un planning compatible avec sa vie en entreprise, des intervenants expérimentés issus du terrain mais aussi la diversité des compétences enseignées… « J’ai tout de suite aimé cette école 4.0 familiale et bienveillante. J’y ai découvert des matières qu’on ne voit pas dans les écoles techniques ou d’ingénieur : gestion de projet, approche entrepreneuriale, finance, comptabilité, droit… L’idéal pour préparer mon évolution professionnelle.»
En 2013, Florian intègre donc la toute première promotion de l’école. Pendant ses deux années, il apprend à piloter une entreprise dans le cadre d’un Business Game, s’essaie à l’entrepreneuriat en imaginant une société de galvanoplastie pour l’horlogerie du Doubs, « une entreprise qui aurait pu être performante aujourd’hui », précise-t-il, et pilote des projets tout en poursuivant son alternance chez ITB Innovation. Leader dans la conception de systèmes de bridage pour des secteurs exigeants (automobile, aéronautique, médical, armement…), l’entreprise l’embauche dès l’obtention de son diplôme en 2015. Il y restera cinq ans, accompagnant sa forte croissance, avant de ressentir le besoin de se confronter à un nouveau défi. Il accepte alors de relancer l’usine Stanley Black & Decker en tant que superviseur de production dans un contexte social délicat. « L’enjeu était de gérer une équipe d’environ 80 personnes que l’on délocalisait, de mettre en place du management opérationnel et de revoir de nombreux indicateurs. En un an, avec mon binôme, nous avons résolu les problématiques majeures de l’entreprise. »
« L’école forme à la prise en main de projets concrets pour faire avancer l’organisation mais aussi à intégrer des comités de pilotage en entreprise. Un formidable tremplin pour qui souhaite évoluer et gravir les échelons. »
Après une expérience marquante chez Cryla en tant que directeur de production et maintenance, il rejoint l’entreprise SFMI où il dirige aujourd’hui un site stratégique d’une centaine de collaborateurs. L’entreprise fabrique des composants métalliques pour des maisons emblématiques comme Hermès, Louis Vuitton ou Montblanc. Un poste exigeant au croisement de la production, de la logistique, de la qualité et du management opérationnel.
Allergique à la routine et plus qu’à l’aise dans la conduite des équipes, Florian Cordier cumule aujourd’hui près de dix ans d’expérience à des postes de management. Un leadership naturel qu’il a appris à structurer avec le temps et que sa formation est venue consolider. « L’ECDE s’adresse à des étudiants autonomes déjà dotés d’une certaine maturité. En deux ans de master, certaines personnes se sont révélées. L’école ouvre vraiment l’esprit à l’entrepreneuriat et même si on ne se lance pas tout de suite, on repart avec des clés. Et cinq ou dix ans plus tard, elles sont toujours là, dans la boîte à outils. »
Des enseignements qu’il mobilise encore au quotidien : « Pilotage d’équipe, notions RH et juridiques… Ce sont des compétences essentielles quand on dirige un site et je m’en sers tous les jours. Pas plus tard qu’il y a un an, lors de la création du bâtiment SMFI à Charquemont, on a appliqué tous les rouages et méthodes de gestion de projet vus à l’ECDE. »
« L’ECDE qui s’ouvre après un bac + 3, est une école qui donne les clés pour entrer dans le monde professionnel. Elle porte des valeurs fortes et permet de s’ouvrir l’esprit pour évoluer professionnellement. »
Manager engagé, Florian se décrit comme un « premier de cordée », soucieux de faciliter le quotidien de ses équipes et de les entraîner dans le projet collectif. Il défend d’ailleurs un management fondé sur l’adaptation : « On ne manage pas de la même façon un collaborateur du Haut-Doubs et un collaborateur de Besançon. Les attentes et les réalités ne sont pas les mêmes. » Après ces années à piloter des équipes et faire évoluer des entreprises, l’idée d’un projet entrepreneurial s’impose doucement. Créer ou reprendre une activité, une perspective qu’il garde en tête pour l’avenir.
Et parce que certains parcours se jouent aussi sur le plan personnel, son histoire avec l’ECDE ne s’arrête pas aux salles de cours : c’est aussi là qu’il rencontre celle qui deviendra sa compagne et la mère de ses enfants.
